TUNISIE : Un soldat tué par une mine près d’un repaire jihadiste

Un soldat a été tué et six autres blessés par une mine dans la zone montagneuse de Chaambi (centre-ouest), considérée comme un des principaux maquis des jihadistes en Tunisie, a annoncé mardi 12 décembre le ministère de la Défense.
Lors d’une opération de ratissage au mont Chaambi lundi 11 décembre, « un de nos soldats est tombé en martyr et six autres ont été blessés dans l’explosion d’une mine« , a précisé à l’AFP le porte-parole du ministère Belhassen Oueslati sans donner d’autres détails.
Les forces de sécurité et l’armée tunisiennes traquent depuis 2012 des groupes extrémistes armés retranchés dans les zones montagneuses du pays, notamment aux monts Mghilla et Chaambi, dans la région de Kasserine, près de la frontière algérienne.
Ces groupes se revendiquent le plus souvent d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) ou de l’organisation ultraradicale Etat islamique (Daech).
L’essor d’une mouvance jihadiste en Tunisie depuis la révolution de 2011 est responsable de la mort de plusieurs dizaines de soldats, de policiers, de touristes mais aussi des civils.
Le 16 juil 2014, 15 soldats avaient été tués après un assaut « terroriste » pendant le ramadan sur le mont Chaambi, attaque la plus meurtrière de l’histoire de l’armée.
Le pays a été le théâtre en 2015 et 2016 d’attentats majeurs revendiqués par l’EI comme celui qui a tué 38 touristes à Sousse en juin 2015.
La Tunisie est toujours sous état d’urgence mais les autorités affirment avoir fait « des pas très importants dans la guerre contre le terrorisme » et appellent toujours à la vigilance.
La Tunisie classée au sixième rang mondial en nombre de jihadistes
La Tunisie occupe le sixième rang mondial en ce qui concerne le nombre de combattants ayant rejoint Daech en Syrie, Irak et Libye.
Selon les renseignements, le nombre de terroristes tunisiens ayant rejoint l’Etat islamique dans les zones de conflit est d’environ 12 800.
Au moins 5 000 Tunisiens auraient été tués et 1 320 auraient disparu.
Les services de sécurité tunisiens confirment le retour d’environ 800 ultra-durs des zones de guerre, ce qui signifie que le nombre de terroristes qui sont encore sur les fronts jihadistes en Syrie, Irak et Libye est estimé à 5.680 combattants, un chiffre très éloigné des chiffres officiellement reconnu par les autorités tunisiennes, qui est de 2.929 terroristes.
Les autorités tunisiennes craignent l’impact du retour des terroristes pour la sécurité du pays.