Libye: Hatfar a quitté Moscou sans signer l’accord de cessez-le-feu – Haftar exige le retrait des mercenaires syriens et turcs

Cet article a été aussi publié en : English (Anglais) Русский (Russe) العربية (Arabe) Deutsch (Allemand) Nederlands (Néerlandais)

L’homme fort de l’est de la Libye Khalifa Haftar, qui combat le gouvernement libyen reconnu par l’ONU (GNA), a quitté Moscou sans signer la trêve paraphée par son rival, a indiqué mardi la diplomatie russe.
Le maréchal Haftar avait demandé lundi soir un délai de réflexion jusqu’à mardi matin avant de signer l’accord formel de cessez-le-feu accepté par son rival, Fayez al-Sarraj. Mais il est finalement parti de Moscou sans apposer sa signature sur le document négocié sous l’égide d’Ankara et Moscou, a dit à l’AFP la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova.
Haftar a déclaré que le projet d’accord  » ignore de nombreuses demandes de l’armée libyenne « , selon l’agence Tass.
Comme l’a signalé Sky News Arabia, Haftar a insisté, lors de réunions indirectes à Moscou, pour que ses forces entrent à Tripoli et qu’un gouvernement d’unité nationale soit formé, qui recevrait un vote de confiance du parlement siégeant à Tobrouk. Haftar a également appelé à une surveillance internationale du cessez-le-feu sans aucune implication turque et a exigé le retrait inconditionnel des  » mercenaires amenés de Syrie et de Turquie « .
Rappelons que le 13 janvier, Khalifa Haftar et Faiz Sarraj étaient arrivés à Moscou pour des négociations sur lesquelles il y avait très peu d’informations.
Le 9 janvier, le président russe Vladimir Poutine et le président turc Recep Tayyip Erdogan avaient conclu un accord de cessez-le-feu en Libye lor des pourparlers tenus à Istanbul. Une trêve officielle entre le gouvernement et les forces du maréchal Khalifa Haftar est entrée en vigueur dans la nuit du 12 janvier.
La Turquie soutient le gouvernement de la Libye, reconnu internationalement, tandis que la Russie soutient l’Armée nationale libyenne dirigée par le maréchal Haftar. Selon la partie turque, environ 2 500 mercenaires russes se battent aux côtés de Haftar. Il y a quelques jours, Erdogan a annoncé le début du transfert de troupes turques vers la Libye.
L’armée nationale libyenne contrôle la majeure partie du pays, à l’exception des régions du nord-ouest, riches en pétrole. Outre la Russie, l’Egypte, les Emirats Arabes Unis et la Jordanie soutiennent le maréchal Haftar.