Irak: Washington reprend ses opérations militaires contre l’Etat islamique

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Mercredi 15 janvier, les États-Unis ont repris leurs opérations militaires conjointes avec les forces irakiennes, qui avaient été suspendues à la suite de l’élimination du général iranien Qassem Soleimani lors d’un raid aérien américain à Bagdad au début du mois.
Le New York Times a cité deux responsables militaires américains, dont les noms n’ont pas été mentionnés, disant que le département américain de la Défense voulait reprendre le plus rapidement possible sa coopération avec l’armée irakienne dans la lutte contre l’Etat islamique, afin que l’organisation djihadiste ne profite pas du statu quo.
En réponse à une question de l’Agence France-Presse, le Pentagone a refusé de commenter le New York Times.
À l’initiative de Washington, les opérations militaires conjointes entre les deux pays avaient cessé le 5 janvier, deux jours après le meurtre du commandant de la Force al-Quds, une unité d’élite du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique d’Iran (CGRI), le général Qassem Soleimani, lors d’un raid de l’armée de l’air américaine près de l’aéroport de Bagdad.
Le même jour, le parlement irakien avait demandé au gouvernement de mettre fin à la présence de toutes les forces étrangères dans le pays.
Soleimani a été tué par les États-Unis le 3 janvier, après une série d’attaques de missiles visant l’armée américaine et une tentative des milices pro-iraniennes de prendre d’assaut l’ambassade américaine à Bagdad.
Le président américain Donald Trump a menacé d’imposer des sanctions économiques à l’Irak si Bagdad décidait d’expulser les 5200 soldats américains.
Et (lundi), le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a déclaré que « tous » les dirigeants irakiens lui avaient dit, au cours d’entretiens privés, qu’ils soutenaient la présence militaire américaine dans leur pays, malgré les appels publics au départ des soldats américains d’Irak.
Cependant, le ministre américain n’a pas exclu une réduction du nombre de soldats américains déployés en Mésopotamie, conformément au souhait du président Trump, qui a réitéré son intention de se retirer des opérations militaires coûteuses au Moyen-Orient.