Liban: Manifestations à Beyrouth – TV-Live

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Des centaines de Libanais ont commencé à se rassembler dimanche dans l’après-midi dans le centre-ville de Beyrouth, au lendemain de la journée la plus violente depuis le début du mouvement de contestation.
Près de 400 personnes ont été blessées dans les affrontements samedi soir entre manifestants et forces de l’ordre à Beyrouth, selon les bilans rapportés par les différentes organisations secouristes.
Alors que les manifestations avaient commencé dans le calme avec plusieurs marches prévues dans la capitale libanaise, la situation avait totalement dérapé en fin d’après-midi dans le centre-ville.Toute la soirée, les rues du centre se sont transformées en champ de bataille où manifestants et forces de l’ordre échangeaient jets de pierres, feux d’artifice et tirs de gaz lacrymogène et de balles en caoutchouc.
La tension monte à nouveau dans le centre-ville de Beyrouth
La situation a de nouveau dégénéré, au lendemain de la journée la plus violente depuis le début du mouvement de contestation.
Certains manifestants se sont mis à lancer des pierres en direction des forces de l’ordre qui se trouvaient sur place. Les forces anti-émeutes, postées derrière des barbelés, renvoient des projectiles vers les manifestants.
Selon des informations rapportées par la LBCI, l’armée a renforcé ses mesures de sécurité à partir de 17 heures. Les militaires se sont déployés aux accès de la banlieue-sud, à Beyrouth, et dans les environs de Khandak al-Ghamik.
Plus de 70 blessés à 19H
La Croix-Rouge libanaise a indiqué sur sont compte Twitter que 70 personnes avaient été blessées lors des affrontements au centre de la capitale. 30 blessés ont été transférés dans les hôpitaux de la région et 40 traités dans des ambulances sur place.
Des manifestants s’en prennent à un magasin d’Alfa au centre-ville de Beyrouth
Dans le cadre des manifestations, dimanche soir, dans le centre-ville de Beyrouth, des contestataires ont forcé l’entrée d’une antenne de la compagnie de téléphonie mobile Alfa, rapporte Nada Maucourant Atallah, journaliste du Commerce du Levant sur place. Les manifestants ont tout cassé à l’intérieur du magasin, précise-t-elle. Parmi les manifestants se trouvent beaucoup de gens originaires de Saïda et de Tripoli, ajoute-t-elle.
Alfa, mais également Touch, et des bureaux d’Ogero, la compagnie publique de téléphonie filaire, sont régulièrement la cible des manifestants, depuis le début du mouvement de contestation populaire, au Liban, le 17 octobre dernier. En s’attaquant aux entreprises liées à la téléphonie, les manifestants dénoncent la corruption qui, selon eux, y règne.
« Le peuple et l’armée au Parlement », chantent les manifestants
« Le peuple et l’armée au Parlement », chantaient dimanche soir les manifestants que se trouvaient dans le centre-ville de Beyrouth.
L’armée libanaise a tenté, sans violence, de repousser les manifestants qui se trouvaient au niveau de la boutique Patchi, rue Weygand, jusqu’à l’hôtel le Gray, a rapporté, vers 20h30, Nada Maucourant atallah, journaliste du Commerce du Levant sur place. Les militaires se sont toutefois ensuite retirés, sous les acclamations des manifestants, laissant ces derniers retrouver leurs positions initiales, dans un face-à-face avec les forces anti-émeutes, postées derrières des barbelés à un accès menant au Parlement.