Libye: les forces de Haftar avancent vers l’ouest en direction de Misrata

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Les Forces de la Libye orientale (Armée nationale libyenne) de Khalifa Haftar ont cherché dimanche 26 janvier à ouvrir un nouveau front en faisant mouvement vers la ville de Misrata, qui est alliée au Gouvernement d’Accord National (GNA) reconnu par l’ONU.
La reprise des combats sape une trêve fragile et survient un jour après que les Nations Unies aient averti que les puissances étrangères soutenant les deux côtés de la guerre violaient l’embargo sur les armes.
Dimanche 19 janvier, la Turquie, les Émirats arabes unis, l’Égypte, la Russie et les pays occidentaux avaientnt convenu à Berlin de chercher un armistice permanent et un engagement à respecter l’embargo sur les armes en vigueur.
Mais l’armée nationale libyenne a fait mouvement vers Misrata à partir de la ville de Syrte dont elle avait pris le contrôle quelques jours auparavant.
Les deux parties ont confirmé que les combats entre l’armée nationale libyenne et les forces de Misrata étaient concentrés dans la ville d’Abugrain, à 120 km à l’est de Misrata.
Une source de l’armée nationale libyenne a déclaré que deux de ses combattants avaient été tués et huit autres blessés, ajoutant que ses forces avaient par la suite reculé avec des prisonniers.
Le maréchal Khalifa Haftar a lancé en avril une offensive pour prendre le contrôle de Tripoli. Elle n’a depuis réalisé que des progrès limités malgré la présence de mercenaires russes et africains.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui a ordonné l’envoi de troupes pour défendre Tripoli, a déclaré qu’on ne pouvait pas faire confiance à Haftar.
Haftar a quitté des pourparlers à Moscou ce mois-ci en vue d’un cessez-le-feu et a organisé le blocus des champs pétroliers au moment même où se tenait le sommet de Berlin.
L’armée nationale libyenne est soutenue par les Émirats arabes unis et l’Égypte, tandis que la Turquie soutient le Premier ministre, Fayez al-Sarraj, chef du gouvernement de Tripoli (GNA).
Dans des déclarations faites avant son départ pour l’Algérie, Erdogan a déclaré que les forces de Haftar avaient violé le cessez-le-feu à plusieurs reprises, ajoutant qu ‘ »il poursuit ses attaques avec toutes les ressources à sa disposition. Mais il n’y parviendra pas ».
La Libye n’a pas eu d’autorité centrale stable depuis que Mouammar Kadhafi a été évincé en 2011 lors d’un soulèvement soutenu par l’OTAN. Il y a depuis plus de cinq ans deux gouvernements concurrents en Libye, l’un à l’est et l’autre à l’ouest. Quant au contrôle effectif du territoire, il appartient à divers groupes armés.
À Berlin, les puissances étrangères ont convenu de former un comité spécial composé de cinq responsables militaires des deux côtés du conflit pour renforcer la trêve fragile.
Des responsables militaires doivent se rencontrer pour la première fois à Genève cette semaine.
Samedi, la Mission des Nations Unies en Libye a déclaré que de nombreux avions de transport transportant des armes, des véhicules et des combattants en provenance de pays ayant participé au sommet avaient atterri à l’est comme à l’ouest de la Libye.