Libye: Un « drone émirati » des pro-Haftar abattu dans l’ouest du pays

Cet article a été aussi publié en : enEnglish (Anglais) ruРусский (Russe) deDeutsch (Allemand) esEspañol (Espagnol) itItaliano (Italien) nlNederlands (Néerlandais) plpolski (Polonais) pt-ptPortuguês (Portugais - du Portugal)


Les forces du Gouvernement libyen d’union nationale (GNA) en Libye, reconnu par l’ONU, ont affirmé mardi 28 janvier avoir abattu un « drone émirati » des troupes rivales du maréchal Haftar dans l’ouest du pays.
La Mission des Nations unies en Libye (Manul) avait regretté dimanche la poursuite des « violations flagrantes » de l’embargo sur les armes en Libye –objet d’une résolution de l’ONU en 2011– malgré des engagements pris par plusieurs pays impliqués dans ce pays lors d’une récente conférence internationale à Berlin.
Les forces du GNA ont indiqué sur leur page Facebook que leur « défense anti-aérienne » avait abattu le drone alors qu’il survolait une zone sous leur contrôle à l’est de Misrata, à 200 km à l’est de Tripoli. Elles ont publié des images des débris du drone identifié par des experts comme étant un Wing Loong, de fabrication chinoise.
Selon des analystes, le maréchal Haftar, homme fort de l’est de la Libye, s’est procuré des drones Wing Loong auprès de son principal allié, les Emirats arabes unis.
Depuis le début en avril 2019 de son offensive contre la capitale libyenne siège du GNA, les pro-Haftar ont pris un avantage aérien important grâce à ces drones et leurs tirs de précision. En face, le GNA s’est tourné vers Ankara, qui soutient ouvertement ses forces, pour s’équiper de drones turcs moins sophistiqués de type Bayraktar, dont plusieurs ont été abattus par ses rivaux.
Un cessez-le-feu est entré en vigueur le 12 janvier à l’initiative de la Turquie et de la Russie, qui soutient elle les pro-Haftar, mais les deux camp s’accusent mutuellement de violations.
Dimanche, ils ont fait état de combats à Abou Grein, à 130 km à l’ouest de Syrte, ville passée le 6 janvier sous contrôle des pro-Haftar qui tentent de pousser en direction de Misrata d’où sont originaires la plupart des forces du GNA.