Irak: après le départ des partisans du leader chiite Moqtada Sadr, 5 personnes sont mortes lors des manifestations

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Lundi, le bilan des manifestations est passé à 5 tués, tandis que des sources de sécurité irakiennes ont annoncé qu’un manifestant avait été poignardé à mort lors d’un affrontement entre les manifestants et les « casquettes bleues » (partisans de Moqtada Sadr), au sud de Bagdad.
Selon un correspondant de l’AFP, trois autres manifestants ont été blessés à coup de bâtons lors d’un affrontement qui s’est terminé par l’intervention des forces de sécurité et le retrait des « casquettes bleues » du site de la manifestation devant le siège du conseil de la province de Babel.
Les affrontements entre manifestants et « casquettes bleues » ont eu lieu après que les « casquettes bleues » aient obéi, lundi 3 janvier, aux ordre de leur chef, Moqtada Sadr; qui leur a demandé d’investir les places occupées par les manifestants, et notamment la place Tahrir au centre de la capitale, Bagdad. Moqtada Sadr a demandé à ses partisans de coopérer avec les forces de sécurité pour chasser les manifestants des rues et des écoles. Les manifestants poursuivent leur mouvement de protestation car ils n’acceptent pas la nomination de Tawfiq Allawi comme premier ministre.
Les manifestants se sont armés de bâtons pour se protéger des « casquettes bleues » dans plusieurs régions. Certains d’entre eux arboraient également des « casquettes rouges » en réponse aux porteurs de « casquettes bleues ».
A Najaf, les partisans de Moqtada Sadr ont menacé les manifestants avec des armes, et des balles réelles ont été tirées dans la région. De violents affrontements ont éclaté entre les deux parties.
À son tour, la direction de la police de Najaf a appelé les manifestants pacifiques à respecter les lieux désignés pour manifester dans la province, leur demandant de ne pas quitter la place centrale des manifestations pour « préserver leur sécurité ».
À l’Université de Bassora, dans le sud du pays, les étudiants ont scandé des slogans condamnant la nomination d’Allawi au poste de premier ministre.