Iran: Condamnation à mort dans une affaire de collaboration avec la CIA

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L’Iran a condamné à mort Amir Rahipur, reconnu coupable de collaboration avec la CIA et de transmission aux Américains d’informations sur le programme nucléaire iranien . L’information a été donnée par le porte-parole du système judiciaire Gholamhossein Esmayili.
« Rahipur a essayé de transmettre des informations sur nos développements nucléaires à l’agence d’espionnage américaine contre une forte récompense monétaire,. Il a été condamné à mort. La Cour suprême a confirmé la sentence. Son exécution fera l’objet d’un rapport séparé », a-t-il déclaré.
Esmaili a évoqué la peine infligée à deux travailleurs humanitaires, également reconnus coupables de collaboration avec la CIA. Ils ont été condamnés à dix ans de prison pour espionnage et cinq autres pour mise en danger de la sécurité de l’État.
Esmaili n’a donné aucune information sur la nationalité des personnes condamnées travaillant pour une organisation caritative. L’Iran ne reconnaît pas la double nationalité et le système judiciaire poursuit les personnes ayant la double nationalité en tant que citoyens iraniens.
Les accusés ont tous fait partie d’une série d’arrestations massives l’année dernière, et ceux qui ont été mis en détention ont été accusés d’avoir travaillé sur des « sites sensibles » dans les installations militaires et nucléaires du pays, a affirmé un responsable des services de renseignement iraniens.
Le président américain Donald Trump avait catégoriquement rejeté les accusations à l’époque et a vait ajouté un démenti sur Twitter :
L’inquiétude concernant l’ingérence étrangère est presque aussi ancienne que la république islamique. L’ambassade américaine à Téhéran a été prise d’assaut par des étudiants en novembre 1979 qui l’avaient baptisée « nid d’espions ».
« Gando »
En juillet dernier, la télévision d’État a diffusé une série de 30 épisodes intitulée « Gando » (une espèce de crocodile iranien), qui met en scène, avec une touche hollywoodienne, les opérations de contre-espionnage iraniennes.
La première saison était inspirée en partie par le cas de Jason Rezaian, le correspondant irano-américain du Washington Post à Téhéran, emprisonné pendant 544 jours pour des accusations d’espionnage. Gando le dépeint comme un maître de l’espionnage.
Rezaian a été libéré en 2016 dans le cadre d’un échange de prisonniers avec Washington.