Irak : affrontements dans la ville irakienne de Najaf : au moins 11 morts, plus de 70 blessés

Cet article a été aussi publié en : English (Anglais) Русский (Russe) العربية (Arabe) Deutsch (Allemand) Español (Espagnol) Italiano (Italien) Nederlands (Néerlandais) polski (Polonais) Português (Portugais - du Portugal)

Depuis que Moqtada Sadr a apporté son soutien au Premier ministre désigné Mohammed Allawi, fracturant la révolte populaire née en octobre, ses partisans et les manifestants anti-pouvoir aux côtés desquels ils défilaient depuis des mois se sont affrontés à plusieurs reprises dans différentes villes, sans toutefois recourir à des armes.
Najaf
A Najaf, mercredi 5 février en fin d’après-midi, des sadristes ont déferlé sur le campement des manifestants qui, depuis début octobre, réclament une refonte du système politique et continuent de refuser ses hommes –dont M. Allawi–, selon des journalistes de l’AFP.
Des heurts ont ensuite éclaté en soirée entre les deux camps, avant que les forces de sécurité ne s’interposent, alors que des tentes où dorment les manifestants étaient en feu. Au moins 11 personnes ont été tuées au cours de ces heurts et plus de 70 blessées ont été emmenées à l’hôpital, a rapporté Bagdad Today.
Diwaniya et d’autres villes du sud
En soirée, à Diwaniya, une autre ville du sud, des centaines de manifestants étaient dans les rues, scandant des slogans hostiles aux partisans de Moqtada Sadr, qui ont adopté la « casquette bleue » comme signe de ralliement, a rapporté un correspondant de l’AFP.
Alors que les « casquettes bleues » sont sous le feu des critiques des manifestants depuis plusieurs jours, Sadr les avait appelés mardi à appuyer les forces de l’ordre qui tentent de faire rouvrir écoles et administrations fermées durant des semaines par un mouvement de désobéissance civile, « pacifiquement ».
« Le devoir des casquettes bleues (…) n’est pas de me défendre et de réprimer les voix qui scandent des slogans qui me sont hostiles », avait-il écrit.
Allawi demande la protection des manifestants
M. Allawi, qui ne prendra ses fonctions qu’une fois que son cabinet obtienne la confiance du Parlement sous moins d’un mois, a aussitôt appelé sur Twitter le gouvernement démissionnaire à « jouer son rôle qui est de protéger les manifestants ».