Egypte: 17 jihadistes tués par la police dans le Sinaï

Cet article a été aussi publié en : enEnglish (Anglais) ruРусский (Russe) arالعربية (Arabe) deDeutsch (Allemand) esEspañol (Espagnol) itItaliano (Italien) nlNederlands (Néerlandais) svSvenska (Suédois) plpolski (Polonais) pt-ptPortuguês (Portugais - du Portugal)

La police égyptienne a abattu 17 jihadistes présumés lors d’une opération dans le nord de la péninsule du Sinaï, région du nord-est de l’Egypte en proie à une insurrection depuis plusieurs années, a indiqué mardi le ministère de l’Intérieur.
Le ministère a indiqué dans un communiqué que les membres du Secteur de la sécurité nationale, disposant d’informations sur une cachette de jihadistes de Daech, avaient lancé un assaut contre cette « cache » dans le secteur d’Al-Obaidat dans la troisième section d’Al-Arish, chef-lieu de la province du Nord-Sinaï, tuant 11 « éléments terroristes ». Six fusils automatiques, des grenades et des ceintures explosives ont été retrouvés sur les lieux. Six terroristes ont réussi à s’échapper et se cacher à l’intérieur de l’une maison abandonnée située dans la région d’Al-Hoss. Mais ils ont été retrouvés et tués.
La liquidation de ces jihadistes survient deux jours après une embuscade dans le Nord-Sinaï revendiquée par l’Etat islamique et qui a fait sept morts et blessés dans les rangs de l’armée..
L’Etat islamique, très actif dans la péninsule, a également revendiqué une attaque sur un gazoduc à 80km à l’est d’al-Arich, la semaine dernière.
L’insurrection dans le nord du Sinaï s’est intensifiée après l’éviction par l’armée, en 2013, du président islamiste Mohamed Morsi à la suite d’importantes manifestations.
L’armée a lancé en février 2018 une vaste opération « antiterroriste » dans la région mais aussi dans certaines parties du désert occidental, entre la vallée du Nil et la frontière avec la Libye.
Depuis son début, environ 840 jihadistes présumés ainsi que près de 67 militaires ont été tués dans des affrontements, selon les chiffres officiels. Aucun bilan vérifié de source indépendante n’est disponible et la région est largement interdite aux journalistes.