Irak: reprise des affrontements entre forces de sécurité et manifestants à Bagdad

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Des centaines de manifestants ont fermé les accès à la place Tahrir pour empêcher toute tentative des forces de sécurité de la prendre d’assaut avant l’annonce par Muhammad Allaoui de son nouveau gouvernement.
Neuf manifestants irakiens ont été blessés et intoxiqués par les gaz, dimanche, lors de nouveaux affrontements avec les forces de sécurité aux alentours de la place Tahrir, dans le centre de Bagdad, selon une source médicale et des témoins oculaires.
Une source du département de la santé de Rasafa a déclaré : « Les équipes de santé ont enregistré les blessures de 9 manifestants avec des cartouches de gaz lacrymogène et des fusils de chasse, suite à de nouveaux affrontements avec la police anti-émeute dans les environs de la place Tahrir. »
Des témoins oculaires ont déclaré que des centaines de manifestants avaient fermé les accès à la place Tahrir pour empêcher toute tentative des forces de sécurité de prendre d’assaut la place Tahrir avant l’annonce par Muhammad Allawi de son gouvernement.
Dans le gouvernorat de Karbala, dans le sud du pays, le mouvement civil a annoncé dimanche qu’il avait choisi l’activiste civil Alaa Al-Rikabi de la province de Dhi Qar, pour succéder au poste de Premier ministre, au lieu du candidat des blocs politiques (Muhammad Allawi).
Moataz Al-Jabri, l’un des manifestants, a déclaré : « Des centaines de personnes parcouraient les rues de Karbala et portaient des photos du militant civil Alaa al-Rikabi, et ont exigé que le président de la République le désigne comme premier ministre au lieu de Muhammad Tawfiq Allawi.
Le militant civil Alaa al-Rikabi (pharmacien) est connu pour ses positions en faveur du mouvement populaire qui s’oppose aux partis politiques qui dirigent le pays.
Il y a deux jours, Al-Rikabi a annoncé qu’il avait refusé la demande d’Allawi de recevoir le portefeuille du ministère de la Santé au sein du gouvernement qui doit être annoncé prochainement.
L’Irak connaît des manifestations sans précédent depuis le début du mois d’octobre 2019, entrecoupées de violences qui ont fait plus de 600 morts, selon le président du pays, Barham Salih, et Amnesty International.
Le mouvement populaire a contraint le gouvernement d’Adel Abdul Mahdi à démissionner début décembre 2019 et insiste sur le départ et la responsabilité de toutes les élites politiques qui gouvernent depuis le renversement du régime de Saddam Hussein en 2003, qu’ils accuse de corruption et de gaspillage de fonds publics,